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Dans cette page : Les procédures d'accès au marché | Approcher le consommateur | Distribuer un produit | E-commerce | Organiser son transport de marchandises | Identifier un fournisseur

 

Les procédures d'accès au marché

La coopération économique internationale
Le Venezuela fait partie de l'OMC, de la Banque Mondiale, de la CEPALC : Commission économique pour l'Amérique Latine, de l'ALADI : Association Latino-américaine d'Intégration, de la MCCA : Marché Commun d'Amérique Centrale. Il a signé l'Accord de Promotion et de Protection des Investissements de 1993 et est partenaire du MERCOSUR. Le pays s'est retiré de la Communauté andine, qui regroupe plusieurs pays du cône sud, en 2006.
Les barrières non-tarifaires
Les contrôles à l'exportation sont rarement utilisés. Certaines ressources minérales peuvent être contrôlées. Généralement, la réexportation de biens d'équipements n'est normalement pas permise, sauf si l'importation est bien temporaire.
Les licences d'importation sont rarement obligatoires, mais quelques produits sont soumis à une licence d'importation : les armes et les explosifs nécessitent une licence d'importation visée par le Ministère de l'Intérieur.
Des certificats d'importation sont nécessaires pour certains produits sujets à un contrôle spécial. Les denrées alimentaires et les importations agricoles sont soumises à l'obtention de certificats sanitaires et phytosanitaires pour être exportées.
Les médicaments, les produits alimentaires et les cosmétiques doivent être enregistrés auprès du Ministère de la Santé.
Pour plus d'informations le site de la Commission d'Administration des Devises.
Les droits de douane et les taxes à l'importation
12%.

Retrouvez les droits de douane et les taxes locales qui s'appliquent à votre produit sur notre service Droits de douane et taxes locales.


La classification douanière
Les droits de douane qui sont compris entre 5 à 20% (certaines exceptions comme les véhicules particuliers : 35%), avec une moyenne de 12%. L'impôt sur les ventes est de 16.5% (sur prix CIF + droits de douane + frais de douane). Dans la zone franche de Margarita, cet impôt n'est applicable que sur les services. Il y a un impôt sur le luxe pour certains produits (entre 10 ou 20% selon le produit), calculé sur le résultat de l'impôt sur les ventes en gros ci-dessus. Il existe une tarification spéciale pour les produits pétroliers et leurs dérivés.
L'importation de véhicules particuliers, neufs ou d'occasion, mais d'un millésime autre que celui de l'année en cours est interdite, sauf pour un particulier dans le cadre de son déménagement, de même que celle de vêtements usagés ou de pneus d'occasion. L'importation de viandes de porc et/ou ses dérivés est interdite. Dans le cadre de l'OMC, des droits compensatoires sont établis sur les produits agro-alimentaires de base : lait, certains fromages et céréales.
Les procédures d'importation
Les douanes vénézuéliennes exigent que tous les documents soient en espagnol. La facture doit être l'original dactylographié, pas une photocopie. Le manifeste d'importation et la déclaration de valeur (connaissement) doivent être en quadruple exemplaire.
Les documents suivants sont requis : facture commerciale ; connaissement ou billet d'avion ; liste de colisage ; certificat d'origine ; et des certificats spéciaux ou des permis lorsque requis (par exemple, certificats phytosanitaires ou normes de qualité). Les exportateurs doivent consulter l'importateur vénézuélien au sujet de la documentation requise en plus de la facture.

Les exportateurs doivent indiquer les prix CAF et franco à bord (FOB) pour le Venezuela. L'assurance et le fret doivent figurer séparément sur la facture. La facture doit être en double et indiquer à la fois la valeur par unité et la valeur totale de l'envoi. La description de la marchandise doit inclure le numéro de tarif approprié, que l'importateur peut fournir. Pour simplifier le processus d'importation pour une grande quantité de marchandises pour un projet, il devrait y avoir une déclaration unique pour tous les articles, et chaque article devrait ensuite être inscrit séparément avec son numéro de tarif respectif.
Certains importateurs vénézuéliens peuvent essayer de surfacturer pour acquérir des devises au taux de change officiel. Ceci est illégal en vertu de la loi vénézuélienne.


Il est recommandé à l'exportateur de suivre les instructions de l'importateur et, pour les produits nécessitant un enregistrement (alimentaires, pharmaceutiques, parfumerie), de s'assurer que les démarches ont été effectuées avant l'expédition. Dans l'ensemble, les procédures sont assez lentes et l'importateur vénézuélien doit fournir un certain nombre de documents avec la collaboration de l'exportateur.
Pour connaître les procédures d'importation voir la Commission d'Administration des devises, appelée CADIVI.

Plus d'informations sur le site des douanes vénézueliennes

Importer des échantillons
Les échantillons ne doivent pas dépasser les 30 centimètres. Les produits chimiques purs et les mignonnettes d'alcool ne peuvent être considérés comme des échantillons. Les échantillons sont dispensés de droits de douane.
 

Pour aller plus loin, consultez notre service Contrôle des importations et Contrôle des exportations.

 
Pour plus d'informations
Douanes du Venezuela

Plus d'informations sur la page "Traders, Agents in Venezuela" de Globaltrade.net, the Directory for International Trade Service Providers.

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Approcher le consommateur

Opportunités d'affaires

Le profil du consommateur
Bien que le Venezuela soit un pays riche en ressources naturelles, sa situation politique et économique s'est détériorée de façon spectaculaire.
Depuis le début de l'année 2014, la frustration des habitants a augmenté de façon constante face aux pénuries de biens de première nécessité et l'envolée de l'inflation. Le PIB du pays doit se contracter de 10% en 2021 selon les prévisions, après un recul de 30% en 2020 (FMI). La progression de la pauvreté, les pénuries alimentaires, l'inflation et l'insécurité sont telles qu'elles dépassent toutes les prévisions. L'inflation est hors de contrôle : elle s'est dégradée en 2020 atteignant 6 500 % (FMI)..
D'après les résultats d'un sondage sur les conditions de vie (ENCOVI) mené par les principales universités du pays, les Vénézuéliens, affamés, ont perdu en moyenne 11 kilos en 2017. Près de 90% des personnes interrogées disent que les revenus de leur famille ne sont pas suffisants pour manger et 78% disent avoir mangé moins durant les trois derniers mois parce qu'ils n'ont pas été en mesure de se procurer de la nourriture. D'après la même étude, 96% des ménages vénézuéliens vivent dans la pauvreté (2020). Cette étude relève que l'extrême pauvreté était 13% plus basse en 2018. D'après le rapport sur l'état global de la sécurité alimentaire et de la nutrition de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, le Venezuela connaît le taux de malnutrition le plus haut de ces dernières années.
Le comportement de consommation
Les Vénézuéliens traversent une crise économique et sociale dramatique, avec une pénurie des produits de base et une hyperinflation. Le marché informel est désormais prédominant, et l'enquête sur les conditions de vie a estimé que l'économie informelle absorbe 45 % des emplois (Encovi 2019-2020).
À cause de cette situation, beaucoup d'entreprises étrangères ont décidé de cesser leurs opérations au Venezuela, alors que la dévalorisation de la monnaie nationale rend presque impossible d'importer des biens de l'étranger. Conséquemment, les étals des marchands se retrouvent fournis de produits de contrefaçon, provenant principalement de Chine. 
La crise au Venezuela a également dégradé la société au point de devenir le pays le plus violent d'Amérique latine, avec un taux d'homicide de 60,3 pour 100 000 habitants (le plus élevé au monde) en 2020 selon l'ONG Observatorio Venezolano de la Violencia (OVV).
À cause des facteurs précités, les habitudes de consommation ont changé, elles sont aujourd'hui principalement orientées vers l'approvisionnement des biens du quotidien.
Les associations de consommateurs
Consumid.org (Portail des consommateurs)
Defiendete (Fédération des associations de consommateurs)
Alliance nationale des consommateurs
Principales agences de publicité
FEVAP : Fédération Vénézuélienne d'Agences de Publicité

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Distribuer un produit

L'évolution du secteur
La distribution n'est limitée par aucune loi et n'est soumise à aucun règlement. Représentant d'un fabricant ou agent à la commission, grossiste importateur distributeur, importateur détaillant ou importateur direct au consommateur final, tout est possible... Il est d'ailleurs commun de trouver des entreprises du Venezuela entreprendre quelques unes de ces fonctions simultanément. Aucune licence spécifique n'est demandée aux compagnies locales ou individuelles pour importer. Beaucoup de détaillants administrent leurs propres importations, quelquefois en expédiant leurs commandes auprès d'agents ou en achetant directement auprès de fournisseurs étrangers.
La franchise est permise grâce à l'existence de lois d'investissements étrangers. Des accords de paiement en franchise, de royalties, de brevets ou d'assistance technique doivent être enregistrés mais ne sont pas sujets à de nouvelles négociations ou d'autres contrôles. Certains paiements pour l'utilisation de droits franchisés doivent être sujets à des taxes différées.
Part de marché
Le système de distribution du Venezuela est composé comme suit :

  • 333 hypermarchés et supermarchés appartenant à des chaînes de magasins
  • 6 030 supermarchés indépendants
  • 8 312 pharmacies
  • 12 460 détaillants de boissons
  • 136 906 épiceries de quartier

Les principales chaînes sont Makro (35 magasins) et San Diego (19 magasins) pour les hypermarchés, ainsi que Central Madeirense (57 magasins) et Excelsior Gamma (26 magasins) pour les super et hypermarchés.

(Source : ANSA, 2019 - dernières données disponibles)

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E-commerce

Accès à Internet
Selon America Retail, l'utilisation d'appareils mobiles en 2017 a augmenté de 13% par rapport à 2016. IPYS Venezuela a déterminé que la navigation sur Internet des Vénézuéliens s’effectuait à une vitesse moyenne de 1,61 Mbps, le débit le plus faible en Amérique latine. Les problèmes de connectivité globaux et les faibles vitesses de connexion sont courants au Venezuela. Les défaillances des services Internet dans le pays sont fréquentes et les connexions de mauvaise qualité empêchent un accès fiable à Internet. En outre, différentes régions du pays connaissent des pannes de service constantes qui durent généralement plusieurs heures. Les tentatives du gouvernement pour censurer les opinions dissidentes sur Internet, notamment en bloquant l'accès à Tor, un réseau crypté qui permet aux utilisateurs de naviguer sur le Web de manière anonyme, ont encore aggravé la situation numérique. À partir de 2017, Internet au Venezuela est considéré comme «non libre» en raison des obstacles d'accès croissants, de la censure arbitraire et de la détérioration des droits des utilisateurs, qui se sont intensifiés avec l'aggravation des troubles dans le pays. Casetel prévient que le secteur pourrait s'effondrer en raison du manque d'investissements pour renouveler l'infrastructure technologique, du manque d'accès aux devises étrangères et de l'annulation des utilisateurs. En juillet 2018, le navigateur le plus populaire du pays en termes de part de marché était Chrome (78,3%), suivi de Firefox (8,33%), Opera (3,6%), Safari (3,24%), Android (2,82%) et Internet Explorer (1,15%). En ce qui concerne les moteurs de recherche, Google (94,98%) a dominé le marché, suivi de Yahoo (3,38%) et de Bing (1,48%).
Le marché du e-commerce
Une pénétration accrue de l’Internet suggérerait une croissance attendue du commerce électronique, mais la crise économique et les restrictions imposées par le gouvernement sur les devises pour les achats en ligne ont eu un impact négatif. Selon Euromonitor International, environ 60% des magasins de détail existants en 2012 ont été fermés en 2017. Même si le pays est confronté à des taux d'inflation élevés et à des salaires en retard, ce qui a nui au pouvoir d'achat de la majorité des Vénézuéliens, les gens continuent d'acheter en ligne. Selon America Retail, 1,77 million d'internautes ont effectué un achat en ligne au Venezuela en 2017, soit une augmentation de 8% par rapport à 2016. De nombreux Vénézuéliens utilisent de plus en plus les cartes de crédit pour faire face à une inflation rapide, ce qui en fait un mode de paiement populaire parmi les acheteurs. Les appareils ménagers et électroniques constituent la catégorie de produits la plus populaire parmi les Vénézuéliens. Le manque de disponibilité des produits rend difficile la génération de ventes en ligne de produits d'épicerie. De manière générale, les entreprises opérant dans le commerce de détail sur Internet font cruellement défaut. Locatel, FarmaPlus et Farmatodo ont développé des plates-formes pour tracer les médicaments en raison de leur rareté au Venezuela. Un nombre important de Vénézuéliens n'ont pas de compte bancaire et l'infrastructure Internet du pays est médiocre, ce qui constitue deux obstacles majeurs à la croissance du commerce électronique. Parmi les magasins en ligne les plus populaires au Venezuela figurent Mercado Libre, Amazon et OLX.

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Organiser son transport de marchandises

Les principaux moyens de transport
Le réseau routier est très étendu et beaucoup de marchandises transitent par camion. Les marchandises voyagent par avion ou par bateau au départ de La Guaira, Puerto Cabello ou Maracaibo. Les produits industriels de base passent par Matanzas et Puerto Ordaz. Le pétrole et le gaz par Amuay, Puerto la Cruz, Punta Cardon, El Tablazo, Bajo Grande et La Salina.
Les ports
Port de La Guaira
Les aéroports
Ministère des Infrastructures
L'administration des transports maritimes
Ministère du Transport aérien et maritime (en espagnol)
L'administration des transports aériens
Institut National d'Aéronautique Civile (INAC)
L'administration des transports routiers
Ministère du Transport terrestre (en espagnol)
L'administration des transports ferroviaires
Ministère du Transport aérien et maritime (en espagnol)

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Identifier un fournisseur

Le type de production
Pour les ressources destinées aux entreprises sur la gestion du risque de production et de la chaîne d'approvisionnement dû à l'apparition de la pandémie de Covid19, veuillez consulter le rapport COVID-19 : Managing supply chain risk and disruption (en anglais ; Deloitte Canada, 2020), ainsi que le rapport COVID-19 : How to fortify your supply chain (en anglais ; Kearney, 2020).
La plate-forme COVID Action Plan du Forum économique mondial fournit des informations utiles sur les dernières tendances stratégiques concernant les implications de COVID-19 pour les entreprises, y compris les systèmes de production et d'approvisionnement. Le rapport "Outbreak Readiness and Business Impact" (en anglais ; Forum économique mondial en collaboration avec le Harvard Global Health Institute) offre un aperçu de la gestion du risque d'épidémie par les entreprises et des stratégies pour une réponse efficace et la résilience.

L'industrie du pétrole fournit 80% des revenus de l'exportation, représente 50% des rentrées fiscales et 25% du PIB total. Malgré une stagnation de la production, les prix sur le marché international avantagent ce secteur. Pourtant il est à craindre de voir les infrastructures pétrolières se détériorer dans les années qui viennent : l'augmentation fulgurante des prélèvements du gouvernement sur les bénéfices de l'entreprise pétrolière PDVSA laissent à celle-ci peu de moyens pour maintenir des infrastructures coûteuses, ou pour continuer la prospection dans des zones difficile d'accès.

Le secteur manufacturier, à lui seul, représente 20% du PIB. Ce secteur est freiné par le manque d'investissements privés. Les principales productions sont le travail du fer et de l'aluminium, le textile et l'habillement, qui sont en hausse depuis plusieurs années. Ce sont des secteurs dynamiques poussés par les exportations, par une amélioration de la productivité, et par le redémarrage de la consommation intérieure. La préparation alimentaire est défavorisée par la hausse des importations et par le contrôle des prix sur les produits de première nécessite instauré par le gouvernement. Le ciment et l'automobile sont des branches dynamiques et l'Etat encourage les investissements dans ce secteur.

 

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Torre Multinvest, Piso 2, la Castellana Caracas
Téléphone : 00 58 212 265 95 73 / 75 43
Fax : 00 58 212 266 46 81
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Association micros, petites et moyennes entreprises
 
 

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