Turquie : Investir
Dans cette page : Les IDE en chiffres | Pourquoi choisir d'investir en Turquie | La protection des investisseurs étrangers | Les procédures relatives à l'investissement étranger | Les terrains et les immeubles | L'aide à l'investissement | Les opportunités d'investissement | Les secteurs où les opportunités d'investissement sont moindres | Trouver de l'aide pour des informations complémentaires
Selon le Rapport sur l'investissement dans le monde 2026 de la CNUCED, les entrées d'IDE en Türkiye se sont élevées à USD 12,5 milliards en 2025, contre 11,0 milliards un an plus tôt. À la fin de la même période, le stock total d'IDE atteignait USD 199,9 milliards. D'après les données de balance des paiements de la Banque centrale de la République de Türkiye (CBRT), le pays a bénéficié d'apports importants de divers pays, les dix premiers investisseurs étant les Pays-Bas, l'Allemagne, les Émirats arabes unis, le Qatar, la Russie, la France, le Royaume-Uni, l'Irlande, les États-Unis et la Suisse. Par secteur, l'industrie manufacturière est le premier bénéficiaire, avec 30,7 % de l'investissement total. Le commerce de gros et de détail arrive ensuite avec 17,6 %, tandis que les services financiers et d'assurance représentent 10,7 %. Les dernières données disponibles de l'OCDE montrent qu'en termes de stocks, les principaux pays investisseurs sont l'Allemagne (12,8 %), les Pays-Bas (12,2 %), la Russie (6,9 %), les États-Unis (6,0 %), le Royaume-Uni (5,1 %) et le Qatar (4,9 %). La majorité des investissements étrangers se dirigent vers l'industrie manufacturière (38,2 %), le commerce de gros et de détail ; la réparation de véhicules automobiles et de motocycles (21,6 %), les activités financières et d'assurance (16,4 %), la production et la distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et d'air conditionné (9,4 %), les industries extractives (3,9 %), l'information et la communication (3,5 %) et les transports et l'entreposage (2,4 %). D'après les chiffres préliminaires de la Banque centrale, les entrées d'IDE se sont élevées à USD 11,3 milliards en 2024.
Le climat d'investissement de la Türkiye est favorisé par une démographie favorable et une position géographique stratégique donnant accès à plusieurs marchés régionaux, et le pays possède l'un des régimes juridiques les plus libéraux en matière d'IDE parmi les membres de l'OCDE. Le pays a adopté une série de réformes législatives pour faciliter l'accueil des investissements étrangers, telles que la création du Bureau de l'investissement de la Présidence de la République de Türkiye, vitrine des efforts entrepris pour attirer les opérateurs étrangers. Les entrées d'IDE se sont améliorées grâce au développement des partenariats public-privé pour les grands projets d'infrastructure, aux mesures de simplification des procédures administratives et de renforcement de la protection de la propriété intellectuelle, à la fin du contrôle des IDE et aux réformes structurelles menées dans le cadre du processus d'adhésion à l'UE. Il n'existe pas de restrictions générales à la détention ou au contrôle par des capitaux étrangers. Toutefois, dans certains secteurs, les investisseurs étrangers sont soumis à une pression croissante pour s'associer à des entreprises locales et transférer des technologies. Ces exigences de localisation figurent souvent dans les appels d'offres publics, imposant de fait un partenaire local et une certaine production locale. Tous les investisseurs, quelle que soit leur nationalité, se heurtent à des difficultés similaires : instabilité macroéconomique, bureaucratie excessive, système judiciaire lent, fiscalité relativement élevée et appliquée de manière inégale, et modifications fréquentes du cadre juridique et réglementaire. Bien que le gouvernement cherche à améliorer le climat d'investissement, les progrès des réformes structurelles visant à instaurer un environnement des affaires plus transparent, équitable et moderne ont été lents. De plus, le pays est exposé aux conflits au Moyen-Orient. Globalement, la Türkiye offre un climat des affaires favorable, se classant 53e au Classement mondial de la compétitivité 2024. Elle occupe également la 102e place sur 184 pays dans le dernier Indice de liberté économique.
| Investissement Direct Etranger | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|
| Flux d'IDE entrants (millions USD) | 10.511 | 10.988 | 12.478 |
| Stocks d'IDE (millions USD) | 212.714 | 221.020 | 199.913 |
| Nombre d'investissements greenfield* | 224 | 263 | 238 |
| Value of Greenfield Investments (million USD) | 13.141 | 10.402 | 7.084 |
Source : UNCTAD, Dernières données disponibles.
Note : * Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère.
| Principaux pays investisseurs | 2024, en % |
|---|---|
| Pays-Bas | 15,9 |
| USA | 7,9 |
| Royaume-Uni | 7,4 |
| Pays du Golfe | 7,3 |
| Allemagne | 6,7 |
| Espagne | 5,9 |
| Autriche | 5,7 |
| Luxembourg | 5,6 |
| Belgique | 4,8 |
| France | 4,4 |
| Principaux secteurs investis | 2024, en % |
|---|---|
| Finance et assurance | 28,8 |
| Secteur manufacturier | 25,0 |
| Commerce de gros et détail | 11,0 |
| Energie | 9,6 |
| Informations et communications | 8,6 |
| Transport et stockage | 4,8 |
| Construction | 2,9 |
Source : Office turc d'investissement, Dernières données disponibles.
Les principaux points faibles de l’économie turc sont :
| Comparaison internationale de la protection des investisseurs | Turquie | Europe de l'est & Asie centrale | Etats-Unis | Allemagne |
|---|---|---|---|---|
| Index de transparence des transactions* | 9,0 | 7,5 | 7,0 | 5,0 |
| Index de responsabilité des managers** | 5,0 | 5,0 | 9,0 | 5,0 |
| Index de pouvoir des actionnaires*** | 6,0 | 6,8 | 9,0 | 5,0 |
Source : The World Bank - Doing Business, Dernières données disponibles.
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