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drapeau Libéria Libéria : Le contexte économique

Les indicateurs économiques

Pour les dernières prévisions sur les impacts économiques causés par la pandémie de coronavirus, veuillez consulter la plateforme de suivi des politiques du FMI "Policy Responses to COVID-19" pour les réponses économiques clés des gouvernements.

L'économie du Libéria se remettait encore de la récession causée par le virus Ebola, par la chute des prix des produits de base et par le retrait progressif de la mission de maintien de la paix des Nations Unies (MINUL) lorsque la pandémie de Covid-19 a éclaté. Malgré ses richesses naturelles abondantes et sa situation géographique favorable, le Libéria fait partie des pays les plus pauvres du monde. La croissance du PIB a été négative en 2020, atteignant -3% contre -2,5% en 2019. Selon les derniers chiffres du FMI, en raison de l'épidémie de Covid-19, la croissance du PIB devrait rester assez faible à 3,6% en 2021 et 4,7% en 2022, sous réserve d'une reprise économique mondiale post-pandémique. Cette croissance serait soutenue par le secteur primaire et l'investissement. Le secteur minier (en particulier la production d'or) restera le principal moteur de la croissance.

La pandémie de Covid-19 a freiné l'inflation, principalement en raison d'une demande plus faible, des prix bas du pétrole et des conditions monétaires plus strictes. En 2020, le taux d'inflation était de 17% et devrait baisser à 10,9% en 2021 avant de remonter à 15,2% en 2022 selon les dernières Perspectives de l'économie mondiale du FMI (avril 2021). L'augmentation des dépenses publiques pour contenir la pandémie, combinée à une baisse des recettes due au ralentissement de l'activité, a entraîné un creusement du déficit public. La dette publique est passée à 61,8% du PIB en 2020 et devrait continuer d'augmenter en 2021 (57%) et 2022 (54,5%).
Le déficit public est estimé à -3% en 2020 et devrait baisser à -2,2% en 2020 (Coface). Le déficit du compte courant reste stable à -18,1% en 2021, même s'il devrait augmenter légèrement à -19,2% en 2022. Cependant, les nombreuses subventions déjà en place réduisent considérablement le déficit, et cette situation devrait se poursuivre en 2021 au fur et à mesure que des fonds supplémentaires sont accordés en réponse au Covid-19. Le FMI a fourni 50 millions de dollars au titre de sa facilité de crédit rapide et une réduction du service de la dette au titre du Fonds de secours en cas de catastrophe d'un montant de 45 millions de dollars sur deux ans. L'UE a accepté de débourser 59 millions de dollars au titre de deux programmes pour soutenir le développement économique et la reprise post-Covid. La Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont également émis des fonds pour divers projets de santé et de sécurité alimentaire et pour réduire les effets de la pandémie. Le programme «Pro-Poor» du président George Weah vise à remédier au manque d'infrastructures, à promouvoir l'accès aux services publics de base et à lutter contre la corruption, mais il a été retardé en raison d'un manque de financement. Parmi les priorités figurent la réduction de la pauvreté, la création d'emplois, l'amélioration des infrastructures et le développement agricole pour accroître la production alimentaire.

Le Libéria reste un pays pauvre avec un emploi précaire, de fortes tensions sociales et un taux de chômage élevé (des chiffres fiables ne sont pas disponibles, mais l'estimation de l'OIT modélisée par la Banque mondiale est de 3,3% pour 2019). Ce pays fait partie des cinq pays les plus pauvres du monde, avec 85% de la population sans emploi formel et 84% de la population vivant avec moins de 1,25 USD par jour. Selon la Banque mondiale, seulement 25% de la population a accès à l'eau potable. Le Libéria a également l'un des taux de mortalité infantile et maternelle les plus élevés. Enfin, les combattants désarmés des conflits précédents n'ont pas encore pu s'intégrer pleinement dans la société civile et pourraient être tentés de former ou de rejoindre des milices régionales. Selon le rapport de la Banque mondiale, les effets de la pandémie de COVID-19 ont aggravé la situation. La population vivant en dessous du seuil de pauvreté national est passée de 55,5% en 2019 à 68,9%, ce qui signifie que 526 000 Libériens supplémentaires risquent de sombrer dans la pauvreté.

 
Indicateurs de croissance 201920202021 (e)2022 (e)2023 (e)
PIB (milliards USD) 3,08e3,04e3,383,663,79
PIB (croissance annuelle en %, prix constant) -2,5-3,03,64,74,9
PIB par habitant (USD) 673647e703743751
Endettement de l'Etat (en % du PIB) 54,861,9e56,654,855,0
Taux d'inflation (%) 27,017,05,911,89,6
Balance des transactions courantes (milliards USD) -0,60-0,53-0,56-0,75-0,79
Balance des transactions courantes (en % du PIB) -19,4e-17,5e-16,6-20,5-20,8

Source : FMI - World Economic Outlook Database - October 2021.

Note : (e) Donnée estimée


 
Indicateurs monétaires 20162017201820192020
Dollar libérien (LRD) - Taux de change annuel moyen pour 1 MAD 10,4511,6315,350,100,11

Source : Banque Mondiale - Dernières données disponibles.

 

Les principaux secteurs économiques

 
Répartition de l'activité économique par secteur Agriculture Industrie Services
Emploi par secteur (en % de l'emploi total) 42,6 10,1 47,2
Valeur ajoutée (en % du PIB) 42,6 11,7 49,7
Valeur ajoutée (croissance annuelle en %) 5,3 0,6 -12,1

Source : Banque Mondiale - Dernières données disponibles.

 

Plus d'informations sur la page "Market Analyses about Liberia" de Globaltrade.net, the Directory for International Trade Service Providers.

La population active en chiffres

201820192020
Population active 2.165.3302.226.9932.193.679

Source : International Labour Organization, ILOSTAT database

 
201720182019
Taux d'activité total 77,49%77,28%77,08%
Taux d'activité des hommes 81,51%81,11%80,74%
Taux d'activité des femmes 73,48%73,44%73,42%

Source : International Labour Organization, ILOSTAT database

 

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Indicateur de liberté économique

Définition :

L'indicateur de liberté économique mesure dix composantes de la liberté économique, regroupées en quatre grandes catégories : la règle de droit (droits de propriété, niveau de corruption) ; Le rôle de l'Etat (la liberté fiscale, les dépenses du gouvernement) ; L'efficacité des réglementations (la liberté d'entreprise, la liberté du travail, la liberté monétaire) ; L'ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d'investissement et la liberté financière). Chacune de ces 10 composantes est notée sur une échelle de 0 à 100. La note globale du pays est une moyenne des notes des 10 composantes.

Note :
49,2/100
Rang mondial :
164
Rang régional :
42

Liberté Economique dans le monde (carte interactive)
Source : Indice de liberté économique, Heritage Foundation

 
 

Risque pays

Consultez l'analyse risque pays proposée par Credimundi.

 

Indicateur de liberté politique

Définition :

L'indicateur de liberté politique fournit une évaluation annuelle de l'état de la liberté dans un pays, telle qu'elle est vécue par les individus. L'enquête mesure le degré de liberté à travers deux grandes catégories : la liberté politique et les libertés individuelles. Le processus de notation est basé sur une liste de 10 questions relatives aux droits politiques (sur le processus électoral, le pluralisme politique, la participation et le fonctionnement du gouvernement) et de 15 questions relatives aux libertés individuelles (sur la liberté d'expression, de croyance, le droit d'association, d'organisation et l’autonomie des individus). Des notes sont attribuées à chacune de ces questions sur une échelle de 0 à 4, où 0 représente le plus petit degré de liberté et 4 le plus grand degré de liberté. La note globale d’un pays est une moyenne des notes données à chaque question. Elle va de 1 à 7, 1 correspondant au plus haut degré de liberté et 7 au plus bas.

Classement :
Partiellement libre
Liberté politique :
3/7

Liberté politique dans le monde (carte interactive)
Source : Liberté dans le monde, Freedom House

 

Indicateur de la liberté de la presse :

Définition :

Le classement mondial, publié chaque année, permet de mesurer les violations de la liberté de la presse dans le monde. Il reflète le degré de liberté dont bénéficient les journalistes, les médias et les net-citoyens de chaque pays et les moyens mis en œuvre par les Etats pour respecter et faire respecter cette liberté. Au final, une note et une position sont attribuées à chaque pays. Afin d’établir ce classement, Reporters Sans Frontières a réalisé un questionnaire adressé aux organisations partenaires, aux 150 correspondant de RSF, à des journalistes, des chercheurs, des juristes ou des militants des droits de l’homme, reprenant les principaux critères – 44 au total – permettant d’évaluer la situation de la liberté de la presse dans un pays donné. Ce questionnaire recense l’ensemble des atteintes directes contre des journalistes ou des net-citoyens (assassinats, emprisonnements, agressions, menaces, etc.) ou contre les médias (censures, saisies, perquisitions, pressions, etc.).

Rang mondial :
98/180

Source : Classement mondial de la liberté de la presse, Reporters Sans Frontières

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Les sources d'information économique générale

Les principaux journaux on-line et autres portails
Allafrica, Liberia News
Liberia Newspapers online
Profil pays de la BBC
Les ressources utiles
Ministère du commerce et de l’industrie
Ministère des mines et de l’énergie
Ministère de l’agriculture
Banque Centrale
 
 

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