Guyana : Investir
Selon le Rapport sur l’investissement dans le monde 2025 de la CNUCED, les flux d’IDE vers le Guyana ont atteint un pic de 8,3 milliards USD en 2024, contre 7,2 milliards l’année précédente et une moyenne de 3,6 milliards entre 2020 et 2022. À la fin de cette période, le stock total d’IDE s’élevait à environ 34,72 milliards USD, soit environ 140,8 % du PIB national. Le secteur des ressources naturelles – principalement le pétrole et le gaz – concentre la majeure partie des investissements directs étrangers au Guyana, les importants projets d’hydrocarbures étant le principal moteur des flux entrants. Néanmoins, le gouvernement guyanais s’efforce activement de diversifier l’économie. ExxonMobil, en partenariat avec Hess et CNOOC, reste à la tête du développement du bloc Stabroek, qui contiendrait quelque 11 milliards de barils de pétrole. Le consortium a approuvé plusieurs projets, dont Payara (2023), Yellowtail (2025) et Uaru (2026), représentant un investissement cumulé de plus de 40 milliards USD. La Chine est également devenue un investisseur majeur, avec des investissements directs passés de 256 millions USD en 2019 à 10,6 milliards USD en 2024. Parmi les projets phares figurent le nouveau pont sur le fleuve Demerara (260 millions USD), la construction de six hôpitaux régionaux et la rénovation de l’aéroport international Cheddi Jagan. Le différend territorial de longue date autour de la région de l’Essequibo s’est aggravé en 2023. Bien que le territoire soit administré par le Guyana, le Venezuela continue d’en revendiquer la souveraineté. Ce litige historique s’est considérablement ravivé à la suite de la découverte de réserves pétrolières au large des côtes guyanaises.
La Constitution du Guyana garantit la protection des droits de propriété des étrangers sur son territoire. Les entreprises étrangères et locales peuvent librement établir et posséder des activités commerciales et participer à tous types d’activités économiques, à l’exception de certains services pétroliers et gaziers désormais protégés par la Local Content Act, adoptée en 2021. La Investment Act de 2004 renforce encore cette protection en interdisant toute discrimination entre investisseurs nationaux et étrangers. Depuis 2022, une législation impose des exigences de contenu local dans le secteur pétrolier et gazier, lequel représente désormais plus de 50 % du PIB du pays. Le profil d’exportation du Guyana repose fortement sur les ressources naturelles. Afin d’encourager une diversification économique, le gouvernement offre des incitations à l’investissement dans les secteurs de l’agriculture, des services aux entreprises, de la santé, des technologies de l’information, de l’industrie manufacturière et de l’énergie, en particulier dans les zones isolées. Ces mesures sont administrées par le Guyana Office for Investment (GOINVEST). Toutefois, les procédures administratives, notamment les appels d’offres publics, sont souvent lentes et manquent de transparence. Certains appels d’offres expirent et sont relancés après des délais de décision pouvant atteindre un an. De nombreuses entreprises soulignent les principaux obstacles à leurs activités dans le pays : hausse de la criminalité, coût élevé de l’électricité, interprétations juridiques floues, retards prolongés à la douane, contentieux fiscaux et difficultés d’accès au foncier. Le gouvernement guyanais a mis en place un processus d’examen des investissements, coordonné par GOINVEST. Ce processus comprend la préparation d’un accord d’investissement par GOINVEST, son examen par l’administration fiscale (GRA), puis l’approbation par le ministre des Finances. L’accord doit ensuite être validé une seconde fois par la GRA. En outre, les investissements ciblant certains secteurs peuvent nécessiter l’aval des ministères compétents. Le pays se classe 92e sur 180 économies dans l’Indice de perception de la corruption 2024 et 99e sur 184 pays dans le dernier Indice de liberté économique.
| Guyana | Amérique latine & Caraïbes | Etats-Unis | Allemagne | |
|---|---|---|---|---|
| Index de transparence des transactions* | 5,0 | 4,1 | 7,0 | 5,0 |
| Index de responsabilité des managers** | 5,0 | 5,2 | 9,0 | 5,0 |
| Index de pouvoir des actionnaires*** | 8,0 | 6,7 | 9,0 | 5,0 |
Source : Doing Business - Dernières données disponibles.
Note: *Plus l'index est grand, plus les transactions sont transparentes. **Plus l'index est grand, plus les managers sont personnellement responsables. *** Plus l'index est grand, plus les actionnaires ont le pouvoir de défendre leur droit.
| Investissement Direct Etranger | 2022 | 2023 | 2024 |
|---|---|---|---|
| Flux d'IDE entrants (millions USD) | 4.393 | 7.246 | 8.630 |
| Stocks d'IDE (millions USD) | 17.074,0 | 24.328,1 | 34.729,2 |
| Nombre d'investissements greenfield* | 7,0 | 4,0 | 3,0 |
| Value of Greenfield Investments (million USD) | 13.548 | 12.714 | 874 |
Source : CNUCED - Dernières données disponibles
Note : * Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère.
| Impôt sur le revenu des personnes physiques | Taux progressifs jusqu'à 40% |
| De 0 à 1 560 000 GYD | 28% (avec allocation personnelle égale au plus élevé de 780 000 GYD ou un tiers du revenu annuel) |
| Au-dessus de 1 560 000 GYD | 40% |
| Les résidents ont droit à une allocation personnelle de 780 000 GYD ou 1/3 de leur revenu annuel, selon le plus élevé des deux. |
| Guyana | Amérique latine & Caraïbes | Etats-Unis | Allemagne | |
|---|---|---|---|---|
| Nombre de paiements de taxes par an | 35,0 | 28,2 | 10,6 | 9,0 |
| Temps requis pour les formalités administratives en heures | 256,0 | 327,5 | 175,0 | 218,0 |
| Montant total des taxes en % des profits | 30,6 | 46,8 | 36,6 | 48,8 |
Source : Doing Business - Dernières données disponibles.
| Créer une entreprise | Guyana | Latin America & Caribbean |
|---|---|---|
| Procédures (nombre) | 7,00 | 8,00 |
| Temps (jours) | 18,00 | 25,22 |
Source : Doing Business.
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