Chine : Investir
Dans cette page : Les IDE en chiffres | Pourquoi choisir d'investir en Chine | La protection des investisseurs étrangers | Les procédures relatives à l'investissement étranger | Les terrains et les immeubles | L'aide à l'investissement | Les opportunités d'investissement | Les secteurs où les opportunités d'investissement sont moindres | Trouver de l'aide pour des informations complémentaires
Selon le Rapport sur l'investissement dans le monde 2026 publié par la CNUCED, les entrées d'IDE en Chine ont diminué de 10 % en glissement annuel en 2025, pour un total de 104,7 milliards USD. Le pays est néanmoins resté le quatrième bénéficiaire d'IDE au monde, avec 6,4 % des IDE mondiaux. À la fin de la même période, le stock total d'IDE entrants s'élevait à 3 754,9 milliards USD. La Chine est également le troisième investisseur mondial. Parmi les principales multinationales, les plus grands investisseurs manufacturiers en Chine comprennent Hon Hai Precision Industry (Taïwan), BASF (Allemagne) et des constructeurs automobiles tels que Toyota (Japon), Volkswagen et BMW (Allemagne), ainsi que Samsung Electronics (Corée du Sud). Ces entreprises maintiennent de longue date d'importantes activités de fabrication en Chine. Cependant, depuis 2019, elles ont réduit leurs investissements de type greenfield au profit de partenariats avec des fabricants locaux, en particulier sur le marché des véhicules électriques. Hon Hai et Samsung ont réévalué leur empreinte industrielle en Chine en raison des tensions commerciales. Une grande partie de leurs produits de haute technologie, comme les puces et l'électronique, est produite en Chine et exportée vers les États-Unis. Hon Hai a réduit ses projets greenfield en Chine de 23 à 6, tandis que Samsung a ramené les siens de 9 à 1. Les deux entreprises investissent désormais dans de nouvelles installations sur leurs marchés d'origine et dans des pays comme le Vietnam, l'Inde et le Mexique. Les données officielles du gouvernement montrent qu'en 2024, la Chine a enregistré 59 080 nouvelles entreprises à capitaux étrangers, soit une hausse de 9,9 % par rapport à l'année précédente. Toutefois, l'utilisation effective des IDE a chuté de 27,1 %, pour un total de 826,25 milliards CNY (115,56 milliards USD). Le secteur manufacturier a reçu 221,21 milliards CNY (30,85 milliards USD), tandis que le secteur des services a attiré 584,56 milliards CNY (81,47 milliards USD). La fabrication de haute technologie est en tête des secteurs de haute technologie avec 96,29 milliards CNY (13,42 milliards USD), soit 11,7 % du total des IDE. Une croissance notable a été enregistrée dans les instruments médicaux (+98,7 %), les services techniques professionnels (+40,8 %) et les équipements informatiques et de bureau (+21,9 %). Parmi les pays d'origine, l'Espagne a enregistré la plus forte hausse d'investissement (+130,8 %), suivie de Singapour (+10,8 %), de l'Allemagne (+2,2 %) et de la Suisse (+1 %).
Ces dernières années, la Chine a réalisé des améliorations significatives dans divers sous-domaines, de la simplification de la création d'entreprise à l'amélioration de l'accès à l'électricité et à la simplification des procédures d'obtention des permis de construire. Le pays a mis en œuvre une série de réformes visant à améliorer l'environnement réglementaire global des affaires. Ces réformes visent principalement à améliorer l'efficacité des processus des entreprises, notamment par des réductions d'impôts, des baisses de droits de douane et l'abaissement des barrières pour les investisseurs étrangers. Pour attirer davantage d'investissements étrangers, la Chine a introduit des mécanismes visant à améliorer la mise en œuvre des grands projets d'investissement étranger, à réduire les droits d'importation, à simplifier les procédures de dédouanement et à mettre en place un système de déclaration en ligne pour encadrer les IDE. Avec un vaste bassin de salariés et de partenaires potentiels désireux d'innover, la Chine demeure une base attrayante pour la production à bas coût, ce qui en fait un marché attractif pour les investisseurs. Toutefois, certains facteurs continuent de poser des difficultés à l'investissement étranger, notamment le manque de transparence, l'insécurité juridique, la faible protection des droits de propriété intellectuelle, la corruption et les politiques protectionnistes favorisant les entreprises locales. Le mécanisme révisé de filtrage des investissements prévu par les Mesures relatives aux examens de sécurité des investissements étrangers, entré en vigueur le 18 janvier 2021, a été mis en œuvre sans période de consultation publique ni consultation préalable du monde des affaires. Cette décision a suscité des critiques de la part des investisseurs étrangers, qui ont exprimé leurs préoccupations quant à la portée étendue des nouvelles règles, à l'absence de seuil de déclenchement des examens et à l'inclusion des investissements greenfield — une approche qui s'écarte des pratiques de nombreux autres pays. En outre, l'introduction de lignes directrices sur la neutralisation de l'application extraterritoriale de législations étrangères injustifiées, semblables aux « lois de blocage » d'autres marchés, a accru les inquiétudes quant à la navigation dans un paysage juridique complexe et au respect à la fois de la réglementation du pays hôte et du droit chinois. Les investisseurs étrangers ont exprimé leur frustration à l'égard de la législation relative à la sécurité nationale, de plus en plus perçue comme restreignant l'accès au marché en Chine. De plus, le 1er novembre 2024, la Chine a publié une réglementation révisée relative aux investissements étrangers dans ses sociétés cotées, abaissant l'exigence minimale d'actifs à l'étranger pour les investisseurs stratégiques de 100 millions USD à 50 millions USD. Enfin, le pays se classe au 11e rang sur 133 économies dans l'Indice mondial de l'innovation 2024 et au 151e rang sur 184 dans le dernier Indice de liberté économique. Il se classe également 76e sur 180 dans l'Indice de perception de la corruption 2024.
| Investissement Direct Etranger | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|
| Flux d'IDE entrants (millions USD) | 163.253 | 116.238 | 104.659 |
| Stocks d'IDE (millions USD) | 3.534.030 | 3.650.268 | 3.754.927 |
| Nombre d'investissements greenfield* | 482 | 510 | 450 |
| Value of Greenfield Investments (million USD) | 42.738 | 42.286 | 23.921 |
Source : UNCTAD, Dernières données disponibles.
Note : * Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère.
| Principaux pays investisseurs | 2022, en % |
|---|---|
| Hong Kong | 72,0 |
| Singapour | 5,0 |
| Iles Vierges | 3,0 |
| Corée du Sud | 3,0 |
| Japon | 2,0 |
| Pays-Bas | 2,0 |
| Allemagne | 1,0 |
| Principaux secteurs investis | 2022, en % |
|---|---|
| Service manufacturier | 26,0 |
| Leasing et services aux entreprises | 17,0 |
| Recherche scientifique, service technique et prospection géologique | 16,0 |
| Transmission de l'information, services informatiques et logiciels | 12,0 |
| Commerce de gros et de détail | 7,0 |
| Immobilier | 7,0 |
| Intermédiation financière | 3,0 |
Source : Bureau national des statistiques, Dernières données disponibles.
Les points forts pour les IDE en Chine comprennent :
Parmi les inconvénients pour les IDE en Chine figurent :
Le gouvernement chinois encourage l'investissement dans les industries ou secteurs suivants : haute technologie, production d'équipements ou de nouveaux matériaux, secteur des services, recyclage, utilisation des énergies renouvelables et protection de l'environnement. En outre, le pays semble décourager l'investissement étranger dans des secteurs clés, pour lesquels la Chine cherche à transformer les entreprises nationales en multinationales compétitives à l'échelle mondiale, ainsi que dans des secteurs qui ont historiquement bénéficié de monopoles d'État ou qui relèvent traditionnellement de l'État. Le gouvernement décourage également les investissements destinés à tirer profit de la spéculation (monnaie, immobilier ou actifs). En outre, le gouvernement prévoit de limiter l'investissement étranger dans les industries à forte consommation de ressources et fortement polluantes.
La Loi sur les investissements étrangers de la République populaire de Chine, adoptée à la deuxième session de la 13e Assemblée populaire nationale le 15 mars 2019, est en vigueur depuis le 1er janvier 2020. La nouvelle Loi sur les investissements étrangers vise à répondre aux plaintes courantes des entreprises et des gouvernements étrangers. La loi interdit expressément au gouvernement et aux fonctionnaires de forcer le transfert de technologie, tandis que la coopération technologique fondée sur le libre consentement et les règles commerciales est encouragée par l'État. En effet, l'article 22 dispose que l'État protège les droits de propriété intellectuelle des investisseurs étrangers et des entreprises à capitaux étrangers. La loi donne également aux investisseurs étrangers la possibilité de bénéficier du même traitement lorsqu'ils demandent des licences (article 30) et participent aux marchés publics (article 16). Les départements compétents pour le commerce (ministère du Commerce) et pour l'investissement (Commission nationale du développement et de la réforme) se voient déléguer l'essentiel de la responsabilité de promouvoir, de protéger et de gérer l'investissement étranger.
Le 23 juin 2020, la Commission nationale du développement et de la réforme (NDRC) et le ministère du Commerce (MOF) ont publié conjointement deux « listes négatives » (sur les mesures administratives spéciales applicables à l'investissement étranger et aux zones de libre-échange) et une version préliminaire du Catalogue des industries encouragées pour l'investissement étranger. Par rapport à l'édition 2019 (liste complète en chinois disponible ici), le catalogue proposé 2020 des industries encouragées pour l'investissement étranger a été encore allongé, avec 125 nouvelles industries ajoutées et 76 industries précédemment listées modifiées. Il n'y a pas de changements majeurs par rapport au catalogue 2019 ; il accueille davantage d'IDE dans les trois grands domaines suivants de la Chine : la production haut de gamme ; les industries de services orientées vers la production ; les provinces centrales, occidentales et du nord-est de la Chine.
| Comparaison internationale de la protection des investisseurs | Chine | East Asia & Pacific | Etats-Unis | Allemagne |
|---|---|---|---|---|
| Index de transparence des transactions* | 10,0 | 5,9 | 7,0 | 5,0 |
| Index de responsabilité des managers** | 4,0 | 5,2 | 9,0 | 5,0 |
| Index de pouvoir des actionnaires*** | 5,0 | 6,7 | 9,0 | 5,0 |
Source : The World Bank - Doing Business, Dernières données disponibles.
Selon l'Avis sur la mise en œuvre de la politique d'allégement fiscal inclusif pour les petites et microentreprises, publié par le ministère des Finances en janvier 2019, la Chine a élargi les politiques préférentielles existantes en faveur des petites entreprises à faible profit. Les sociétés dont le revenu imposable annuel est inférieur à 1 million RMB (147 290 $ US) par an peuvent bénéficier d'un taux préférentiel d'impôt sur les sociétés (IS) de 20 pour cent ; elles ne sont imposées que sur 25 pour cent de leur revenu, les 75 pour cent restants étant exonérés d'impôt.
Les 14 villes côtières sont Dalian (dans la province du Liaonong), Shanghai, Ningbo, Wenzhou (dans la province du Zhejiang), Fuzhou (dans la province du Fujian), Guangzhou, Zhanjiang (dans la province du Guangdong), Beihai (dans la région autonome du Guangxi Zhuang), Tianjin, Yantai, Qingdao (dans la province du Shandong) et Lianyungang, Nantong (dans la province du Jiangsu). Depuis quelques années, d'autres villes sont également considérées comme des villes côtières et bénéficient du même statut. Contrairement aux 5 zones spéciales, ces villes n'étaient pas sous-développées, mais constituaient des centres industriels clés de la Chine. L'investissement étranger a permis d'améliorer les infrastructures et d'en créer de nouvelles, plus avancées.
En août 2019, la Chine a annoncé qu'elle étendrait les zones pilotes de libre-échange (ZLE) à six nouvelles provinces du pays. Il s'agit du Jiangsu, du Shandong, du Hebei, du Heilongjiang, du Guanxi et du Yunnan, ce qui porte le nombre total de ZLE chinoises de 12 à 18.
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